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Glossaire


Laboratoire d’utilité sociale : combine les champs d’application de la recherche-action, de la formation-action et de l’expérimentation sociale. Une acception large considère qu’un « laboratoire social » ou d’utilité sociale, toute situation suffisamment singulière ou originale dont on peut extraire une connaissance qui nous éclaire sur des questions de société. L’approche scientifique pour dégager des enseignements généraux d’une situation par définition particulière doit réunir plusieurs conditions :

La situation doit être délimitée dans un continuum espace-temps, doit permettre de cerner les relations internes (un quartier par exemple peut offrir le cadre d’un laboratoire d’utilité sociale

Le groupe concerné doit atteindre une masse critique pour que le jeu d’interactions provoque une forme systémique. Il ne s’agit pas uniquement de nombre de personnes, mais aussi du type de rapports sociaux (un groupe restreint peut être adéquat).

La recherche-action développe ces critères sous l’angle spécifique d’une recherche impliquée. un atelier coopératif peut aider à la constitution une manière de répondre au triple constat posé par le laboratoire social : 

L’addition des intelligences individuelles ne suffit pas pour résoudre les problèmes sociaux, il est nécessaire de favoriser le développement d’une intelligence collective. 

Les dispositifs classiques sont absents ou inadéquats pour prendre en compte la complexité des situations contemporaines, il est nécessaire de concevoir de nouveaux modèles et outils de recherche et d’action selon une forme collaborative. Sortir de l’injonction de l’efficacité, de la communication, du résultat induit dans la commande institutionnelle par une logique de marché concurrentiel dans laquelle sont mis les porteurs de projet. Il s’appuie sur un tiers espace de l’activité humaine et revendique à ce titre la pleine correspondance avec un tiers espace scientifique, notamment par la légitimation de la posture hybride de l’acteur-chercheur.


Empowerment

« L’empowerment est défini comme « un processus par lequel les personnes, les organisations et les communautés accroissent la maîtrise des questions qui les concernent ». L’empowerment communautaire étant un « processus d’action sociale par lequel les individus, les communautés et les organisations acquièrent la maîtrise de leurs vies en changeant leur environnement social et politique pour accroître l’équité et améliorer la qualité de la vie » [Wallerstein N (2006). What is the evidence on effectiveness of empowerment to improve health ? OMS Europe]; 

A la fois but et moyen, cette notion renvoie au fait de « renforcer le "pouvoir" de chacun afin qu’il puisse l’exercer dans une perspective de santé optimale ». Il s’agit donc de « développer les compétences individuelles mais [également] d’agir sur les systèmes (environnement, structures, groupes sociaux) pour que ces compétences puissent s’exercer réellement et efficacement ». [TONES K. et GREEN J., 2004] et [FORTIN J., 2012]


Empowerment

Échelle de la participation citoyenne d’Arnstein, adaptée de Bourque (2013)

Le terme est difficile à traduire en français ; il dépend directement de la définition donnée par la Charte d’Ottawa à la démarche de promotion de la santé  : « processus qui confère aux populations le moyen d’exercer un plus grand contrôle sur leur propre santé ». [CRAES-CRIPS Aquitaine]

Selon la BDSP (Banque de données en santé publique, EHESP), par l'empowerment : « Leur estime de soi est renforcée, leur sens critique, leur capacité de prise de décision et leur capacité d'action sont favorisées. »

On recense généralement trois types d’empowerment :

  • L’empowerment individuel qui comporte quatre composantes essentielles : la participation, la compétence, l’estime de soi et la conscience critique. Dans leur ensemble et par leur interaction, elles permettent le passage d’un état sans pouvoir d’agir à un autre où l’individu est capable d’agir en fonction de ses propres choix.

  • L’empowerment communautaire qui renvoie à un état où la communauté est capable d’agir en fonction de ses propres choix et où elle favorise le développement du pouvoir d’agir de ses membres. La participation, les compétences, la communication et le capital communautaire sont les quatre plans sur lesquels il se déroule. L’empowerment individuel contribue à réaliser celui de la communauté.

  • L’empowerment organisationnel qui s’exécute sur quatre plans en interaction : la participation, les compétences, la reconnaissance et la conscience critique. L’organisation est à la fois le lieu où l’empowerment individuel se réalise et « l’engin » de l’empowerment communautaire.

Dossier thématique - L'empowerment  Cultures&Santé asbl, 2009 Mise à jour 2010
Empowerment et participation : de la théorie à la pratique  Christine Ferron, Journée SFSP-FNES « Prévention en santé », 2010
« Empowerment » : généalogie d’un concept clé du discours contemporain sur le développement Anne-Emmanuelle Calvès, Revue Tiers-Monde, 2009
Empowerment des jeunes  La santé en action n°446, Santé publique France, Décembre 2018


Littératie en santé
Littératie en santé

Promotion de la santé

Cette frise est extraite d'une séquence du module 1 du e-parcours en promotion de la santé, dispositif d'auto-formation en ligne construit par Promotion Santé Île-de-France en 2022.

Promotion de la santé

Participation


Participation

Extraits du dossier « Participer : entre droit formel et liberté d’expression » - Periferia aisbl, 2015

Dans ce cadre, 4 registres pertinents sont identifiés, l’information, la consultation, l’implication et l’autonomisation. Au sein de chacun d’entre eux, on retrouve encore différentes nuances, totalisant ainsi 11 formes de participation valables en promotion de la santé.

Classification de la participation selon le dossier de l’IREPS Bretagne « Quand la promotion de la santé parle de participation », 2011. Adapté et reproduit dans
Classification de la participation selon le dossier de l’IREPS Bretagne « Quand la promotion de la santé parle de participation », 2011. Adapté et reproduit dans

Prévention


« Actions visant à réduire l'impact des déterminants des maladies ou des problèmes de santé, à éviter la survenue des maladies ou des problèmes de santé, à arrêter leur progression ou à limiter leurs conséquences. Les mesures préventives peuvent consister en une intervention médicale, un contrôle de l'environnement, des mesures législatives, financières ou comportementalistes, des pressions politiques ou de l'éducation pour la santé. » [BDSP]

« La notion de prévention décrit l'ensemble des actions, des attitudes et comportements qui tendent à éviter la survenue de maladies ou de traumatismes ou à maintenir et à améliorer la santé. Il convient de distinguer : 

- La prévention dite de "protection" qui est avant tout une prévention "de", ou "contre", laquelle se rapporte à la défense contre des agents ou des risques identifiés

- La prévention dite "positive" voire universelle, du sujet ou de la population, sans référence à un risque précis, qui renvoie à l'idée de "promotion de la santé"


Santé communautaire

La santé peut être qualifiée de communautaire. Dans ce cas, elle correspond au « processus par lequel les membres d’une collectivité, géographique ou sociale, réfléchissent en commun sur les problèmes de leur santé, expriment leurs besoins prioritaires et participent activement à la mise en place, au déroulement et à l’évaluation des activités les plus aptes à répondre à ces priorités. » [OMS]



Santé communautaire

Pharmacie clinique en oncologie 

<p><span style="color: rgb(86, 171, 169);">Pharmacie clinique en oncologie&nbsp;</span></p>

Kit presse


Bientôt disponible !


Actualité
Actualité

Le 11 mars 2026

JFPP - Les Journées Francophones de la Préparation Pharmaceutique - 2026

Nous serons présents le 12 et 13 mars à Paris pour partager nos travaux sur de nouvelles matières premières à usage pharmaceutique en lien avec les pathologies de la femme et les axes douleurs réfractaires.

Pour devenir partenaire ou en savoir plus :


Articles


  • Aribi-Zouioueche, L., & Giaimo-Pechim, D. (2025). De l’absolue de jasmin à l’HEDIONE ®: Énantiomères et fragrances: Hegel, n° 154(4), 65–79.

    https://doi.org/10.3917/heg.154.0065


Questions fréquentes


Eco-prescrire, ça consiste en quoi précisément ?

Écoprescrire” (ou “prescription écoresponsable”) désigne une démarche médicale qui, à efficacité et sécurité égales pour le patient, réduit l’impact environnemental des actes de soin (notamment des prescriptions).

Il n'y doit pas y avoir de conflit entre priorité thérapeutique et impact environnemental : le principe de “qualité et sécurité pour le patient” doit rester central.

Cela peut être,

  • Vérifier qu’une prescription est justifiée (repenser la balance bénéfices/risques); Moins prescrire ou déprescrire (attention c'est un acte médical qui ne s'improvise pas !); Réévaluer régulièrement les traitements pour éventuellement retirer ceux qui sont inutiles ou redondants.

  • Choisir des molécules ayant un meilleur profil environnemental (persistants, bioaccumulables, toxiques) — on parle souvent d’indices PBT (Persistance, Bioaccumulation, Toxicité);

  • Tenir compte de l’empreinte carbone / écoconception, comme favoriser les formes et conditionnements les moins gourmands en énergie ou matériaux.

Qu’est-ce que la prévention élémentaire personnalisée ?

La prévention élémentaire personnalisée désigne une approche de santé qui consiste à agir sur les déterminants fondamentaux du vivant propres à chaque individu (terrain biologique, environnemental, métabolique), indépendamment du stade de la maladie ou du nombre de pathologies, afin de prévenir, réguler ou limiter les déséquilibres à l’origine ou à l’aggravation des maladies.

Elle ne fait pas obstacle aux catégories classiques :

  • elle intervient avant, pendant ou après la maladie

  • et elle ne se limite pas à une logique primaire / secondaire / tertiaire

C’est une approche transversale et continue.

Applicable notamment aux situations de multimorbidité :

  • ne raisonne pas “maladie par maladie”

  • agit sur des mécanismes communs (inflammation, métabolisme, microbiote, etc.)

➡️ Elle est adaptée aux patient·es avec plusieurs pathologies simultanées

La prévention élémentaire est centrée sur les besoins exprimés par tout individu

  • vise les déséquilibres fondamentaux

  • mobilise des interventions élémentaires (ex : environnement, comportements, accompagnements individuels, participations citoyennes, amélioration des parcours de santé, intégration des substances actives durable dans une logique d’écoprescription, de préparation élémentaire personnalisée construite avec des MPUP fruit de la production scientifique la plus a jour...)

On agit sur les causes profondes, pas uniquement sur les symptômes. Ainsi elle peut intégrer différentes actions de personnalisation systématique :

  • ajustée au profil individuel (biologique, environnemental, vécu)

  • dynamique dans le temps

La Prévention élémentaire, désigne une approche de prévention qui consiste à agir à tout niveau de la santé, idéalement très en amont de la maladie, au niveau des “éléments fondamentaux du vivant” propres à chaque individu (biologique, métabolique, environnemental), en proposant des interventions personnalisées adaptées à ce profil. Ainsi il devient possible d’agir selon une logique physiologique individuelle (métabolisme, microbiote, inflammation, etc.) ou encore parfois avant les biomarqueurs classiques, selon les symptômes exprimés comme tels.

Exemple :

Définition de la douleur IASP : « Une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable associée ou ressemblant à celle associée à des lésions tissulaires réelles ou potentielles »

  • La douleur est toujours une expérience personnelle, influencée à des degrés divers par des facteurs biologiques, psychologiques et sociaux.

  • La douleur et la nociception sont des phénomènes différents : la douleur ne peut pas être déduite uniquement de l’activité des neurones sensoriels.

  • Les personnes apprennent le concept de douleur à travers leurs expériences de vie.

  • Le récit d’une expérience douloureuse doit être respecté.

  • Bien que la douleur ait généralement une fonction adaptative, elle peut avoir des effets négatifs sur la fonction et le bien-être social et psychologique.

  • La douleur peut être présente sans capacité d’expression verbale (chez les nourrissons, certaines personnes en situation de handicap, etc.).

Comprendre ce que sont des matières premières à usage pharmaceutique (MPUP)

Ce sont les substances de base souvent synthétiques, mais ici naturelles ! qui sont destinées à entrer dans la composition d’un médicament, d’une préparation magistrale ou d’un dispositif médical.

Elles doivent répondre à des exigences pharmacopéiques*, toxicologiques et qualitatives très strictes.

🧪 Les MPUP sont encadrées par :

  • la Pharmacopée européenne (Ph. Eur.),

  • le Code de la santé publique (articles L.5138 et suivants),

  • les Bonnes Pratiques de Fabrication (BPF / GMP),

  • et les exigences ISO en lien avec la traçabilité, la pureté et la stabilité.

Chaque MPUP doit être :

  • identifiée (origine, nature chimique, composition, lot, fournisseur),

  • contrôlée (pureté, contamination, stabilité),

  • traçable (depuis la production jusqu’à l’incorporation dans une préparation).

Ici il s'agit précisément des substance actives d’origine botanique ou mycologique, issues de bioconversion :

  • Les MEthA BEX (matrices éthanoïques botaniques),

  • Les MEthA MEX (matrices éthanoïques mycologiques).

👍 Ainsi elles permettent d'ouvrir la voie à des formulations locales et durables (préparations personnalisées, dispositifs médicaux, soins de support, etc.) mais aussi soutenir des projets de santé territoriaux portés par les CPTS ou les expérimentations Article 51.

* Une substance pharmacopéique est une substance officiellement reconnue et normalisée , c’est-à-dire qu'elle est contrôlée, pure et conforme aux exigences de qualitépour un usage pharmaceutique.

Qu'est ce que la bioconversion ?

La bioconversion est un processus naturel ou contrôlé par lequel des organismes vivants (comme des bactéries, levures, champignons ou enzymes) transforment une substance chimique en une autre.

Autrement dit, il s'agit d'une conversion biologique d’une molécule d’origine naturelle, souvent pour la rendre plus active, plus stable ou plus biodisponible.

💡La bioconversion est donc une manière écologique et intelligente de mobiliser le vivant sans l'exploiter : elle consiste à utiliser les capacités enzymatiques naturelles des champignons ou des plantes pour activer, purifier ou transformer leurs propres molécules, sans recourir à des procédés chimiques lourds.

Cette approche s’inscrit dans une logique de biomimétisme : elle observe, comprend et reproduit les mécanismes du vivant pour innover durablement.

👉 Véritable pont entre biochimie et durabilité, la bioconversion permet d’optimiser les ressources naturelles sans les dénaturer, en créant des extraits ou matrices plus efficaces, stables et traçables, destinés à des usages médicaux et pharmaceutiques.

La multimorbidité, c'est quoi exactement ?

La multimorbidité est un enjeux central de la santé moderne. Cela désigne le fait pour une même personne de vivre avec plusieurs maladies chroniques ou affections durables en même temps.

👉 Attention, ce n’est pas une seule pathologie principale avec des complications, mais plusieurs troubles, ou maladies indépendantes qui coexistent (par exemple : diabète, endométriose, douleur chronique et dépression).

Alors qu’on l’associe souvent à l’avancée en âge, la multimorbidité est pourtant fréquente chez les jeunes, où elle reste encore largement sous-estimée et sous-diagnostiquée.

Elle est très souvent expliquée par une pollution environnementale majeure.

Vous avez dit "Bio-inspiré" ?

Bio-inspiré (bio-inspired) : désigne un système, un procédé ou un produit qui s’inspire des principes, modèles ou stratégies observés dans le vivant, sans nécessairement les reproduire exactement.

Chez Simplelab on va même un peu plus loin !

Biomimétique (biomimetic) : — il s’agit ici d’une reproduction ou adaptation fonctionnelle des mécanismes naturels, validée scientifiquement.

+ Bio-assisté (bio-assisted) : implique ce que fait de mieux la nature, avec l'intégration directe du vivant (par exemple, avec l'aide des micro-organismes ou enzymes ciblés) dans le procédé de fabrication, mais sans jamais utiliser d'organisme génétiquement modifié !